L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) met en garde contre la consommation de compléments alimentaires à base de plantes à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice, susceptibles d'interférer avec le processus naturel de défense de l'organisme et de perturber les capacités à lutter contre les infections, dont l'infection à SARS-CoV-2. Plantes immunomodulatrices et anti-infammatoires : échinacées, griffe du chat (liane du Pérou) Plantes anti-inflammatoires : réglisse, saule, reine des prés, bouleau, peuplier, verge d'or, polygalas, harpagophytum, curcuma, plantes du genre Boswellia et Commiphera https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2020SA0045.pdf       

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L'ANSM, en concertation avec l’Association française d’urologie, la Société française de pharmacie oncologique et la Société française de pharmacie clinique, suspend temporairement le contingentement des BCG thérapies, afin de faciliter la prise en charge des patients atteints de cancer de la vessie, dans le contexte de la pandémie de COVID-19. La poursuite du traitement par BCG thérapie dans les délais prescrits est essentielle.    

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L’ANSM rappele le risque potentiel de réactions allergiques croisées entre la pholcodine (contenue dans des sirops antitussifs) et les curares (agents bloquants neuromusculaires), utilisés dans les services d’anesthésie / réanimation. Dans le contexte actuel de pandémie de COVID-19, il convient donc, par mesure de précaution, de ne pas prescrire de spécialité à base de pholcodine dans le traitement des symptômes de la toux et pour les patients d’éviter de s’automédiquer eux-mêmes devant tout symptôme évocateur d’une infection COVID-19.  

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Une surveillance des effets indésirables liés à l’utilisation des médicaments (hydroxychloroquine et lopinavir/ritonavir) chez les patients atteints du Covid-19, lorsqu’ils sont utilisés en dehors des essais cliniques, a été mise en place. La plupart des effets observés sont connus et décrits dans la littérature et dans les notices et RCP (résumé des caractéristiques du produit) des médicaments : hépatotoxicité, nephrotoxicité, atteintes rétiniennes, troubles cardio-vasculaires. L’ANSM rappelle que ces médicaments doivent être utilisés uniquement à l’hôpital, sous étroite surveillance médicale.  

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Des erreurs d’administration, incluant des cas d’issue fatale, ont été signalées lorsque le Méthotrexate, destiné à être utilisé une fois par semaine dans le traitement de maladies inflammatoires, a été administré quotidiennement. Ces erreurs peuvent survenir à toutes les étapes de la prise en charge (prescription, délivrance, administration). Des mesures additionnelles visant à prévenir ces erreurs vont être mises en place.  

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Au cours du traitement par MEOPA (Mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote) d’un patient porteur du virus COVID-19 ou susceptible de l'être, il pourrait y avoir un risque de contamination du personnel soignant par le virus exhalé dans l’environnement immédiat du patient. Dans ce contexte, au delà des précautions déjà en place au sein des établissements (masque chirurgical ou FFP2, gants, lunettes, etc.) et en cas d’administration du MEOPA à un patient contaminé par le virus ou susceptible de l'être, des précautions spécifiques  sont à respecter avec les  différents kits : Utiliser un masque, ainsi qu’un filtre 0,22μ à usage unique Après usage, jeter le masque et le filtre systématiquement dans le conteneur à déchets de soins à risques infectieux prévu à cet effet

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Face à l’épidémie de coronavirus CODIV-19, il a été décidé de procéder à des importations de médicaments. L’efficacité, la qualité et la sécurité de chacun de ces médicaments ont été évaluées par l’ANSM dans la perspective de leur utilisation en remplacement des médicaments habituels. Mais il n’est pas prévu d’étiqueter en langue française les médicaments importés de l’étranger, comme cela est fait habituellement. Afin de limiter les risques d'erreur, les pharmaciens de PUI doivent indiquer aux équipes soignantes et en particulier en réanimation, les conditions et précautions particulières d’utilisation de ces médicaments.

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L’ANSM attire l’attention des professionnels de santé sur le risque d’erreur médicamenteuse liée à la coexistence de plusieurs présentations et de plusieurs concentrations du trioxyde d’arsenic (TRISENOX), utilisé dans le traitement de certaines leucémies. La coexistence temporaire de deux concentrations peut entraîner des confusions entre les deux produits et des erreurs médicamenteuses. Il peut s’agir soit d’un surdosage dont les conséquences peuvent être fatales, soit d’un sous-dosage rendant le traitement potentiellement inefficace.   Par ailleurs, plusieurs spécialités génériques, sous différentes présentations, sont récemment arrivées sur le marché français.

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Conformément à l’avis du Haut conseil de santé publique du 24/03/2020  (HCSP) et au  décret du 25 mars 2020 , le recours au PLAQUENIL (hydroxychloroquine) et au KALETRA (lopinavir/ritonavir) peut s’envisager à titre exceptionnel et uniquement dans le cadre d’une prescription et d’une dispensation aux patients hospitalisés. Ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du COVID-19 . Par ailleurs, les médicaments à base de chloroquine et hydroxychloroquine peuvent entraîner des effets indésirables graves, tels que des atteintes de la peau (toxidermie), des hypoglycémies sévères, des troubles psychiatriques ou des troubles du rythme cardiaque (arythmie). L’association de l’hydroxychloroquine avec l’azithromycine pour traiter la maladie COVID-19 expose à un risque majoré d’anomalie du système électrique du cœur. Elle ne peut être envisagée en dehors d’une surveillance cardiologique hospitalière.

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L’ANSM a été alertée sur les difficultés d’accès aux traitements PLAQUENIL (hydroxychloroquine) et KALETRA et son générique (lopinavir/ritonavir) pour les maladies chroniques(VIH, lupus, polyarthrite rhumatoïde…) dans les pharmacies en ville. En conséquence, l'ANSM demande aux pharmaciens d’officine de ne délivrer ces médicaments que sur prescription médicale dans les indications habituelles de l'AMM.

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