Lutényl/Lutéran et génériques : confirmation d’un sur-risque de méningiome

Après des recommandations sur le risque de méningiome avec ANDROCUR (acétate de cyprotérone), l’ANSM met également en garde avec sur les risques de méningiome avec l’utilisation d’acétate de normégestrol (LUTENYL et ses génériques) et d’acétate de chlormadinone (LUTERAN et ses génériques) sur la base des résultats d’une étude pharmaco-épidémiologique. Les femmes traitées plus de 6 mois par acétate de nomégestrol ou de chlormadinone sont exposées à un risque multiplié respectivement par 3,3 et 3,4 par rapport au risque de base, puis par 12,5 à partir d’une dose cumulée correspondant à 5 ans de traitement pour l’acétate de nomégestrol et par 7 à partir d’une dose cumulée correspondant à 3,5 ans d’utilisation de l’acétate de chlormadinone. Il est rappelé que l’acétate de nomégestrol, l’acétate de chlormadinone et l’acétate de cyprotérone sont contre-indiqués en cas de méningiomes ou d’antécédent de méningiome. D’autre part toute identification d’un méningiome en cours d’utilisation de l’un de ces médicaments doit conduire à interrompre le traitement. Les professionnels de santé sont donc appelés à reposer la décision de commencer ou de poursuivre un traitement par ces médicaments.